Dans ce nouveau cours Merlin vous parle des chauves-souris « vampires » hématophages ! 🩸
Comme toujours je vous propose d’aller plus loin avec quelques informations supplémentaires :
Les 3 espèces dites « vampires » présentées appartiennent à la sous-famille des Desmodontinae :
– Diaemus youngi, ou « vampire à ailes blanches », se nourrissant majoritairement du sang des oiseaux
– Diphylla ecaudata, ou « vampire à pattes velues », qui apprécie également surtout les oiseaux
– Desmodus rotundus, ou « vampire commun », qui préfère quand à lui les mammifères/ le bétail
Il est supposé que ces 3 espèces seraient liées par un ancêtre commun puisque vivant dans la même zone géographique et étant les seules à être hématophages (d’où ce regroupement dans la même sous-famille).
Qui dit régime alimentaire particulier dit adaptation morphologique et fonctionnelle !
Les « vampires » repèrent une proie grâce à l’écholocalisation mais aussi avec leur odorat. La chauve-souris se pose alors à proximité de l’animal endormi puis marche jusqu’à lui. Le museau est rempli de capteurs de chaleur (similaire à celui des serpents) qui lui permet de scanner la surface de la peau à la recherche des vaisseaux sanguins. La morsure est quasiment indolore car la salive est anesthésiante mais aussi anti-coagulante, ce qui va permettre à la chauve-souris de laper (et non sucer) le sang qui s’écoule facilement. Ces propriétés sont étudiées en médecine car très intéressantes pour ce domaine, notamment dans une possible prise en charge des AVC ! 🌟
Une même blessure pourra être utilisée par plusieurs individus au cours d’une nuit. Fait incroyable, quand un membre de la colonie n’a pas trouvé de proie, une congénère peut lui régurgiter une partie de son déjeuner (en bouche à bouche) afin de l’aider à survivre. Cela s’explique par le métabolisme très énergivore des individus qui peut conduire à leur mort en seulement quelques jours de jeûne. Les chauves-souris se soutiennent donc entre elles (c’est beau la sororité) ! ❤️
A l’instar d’autres espèces, le vampire commun peut-être porteur du virus de la rage et est donc sujet de tensions chez les éleveurs/ populations forestières.